Menu icoMenu232White icoCross32White

header.imagePlaceholder

header.clickToEdit

header.imagePlaceholderheader.backgroundPlaceholder

header.clickToEdit
Retour
Laurent FEGE
31 mars 2020
Tout savoir sur la pomme de terre

Tout savoir sur la pomme de terre

1 Petite histoire de la Pomme de terre

La Pomme de terre: Quelle est son histoire? Depuis quand la consomme t-on?

Il y a 8 000 ans : Fruit d'hybridations naturelles, Solanum tuberosum, la pomme de terre, semble avoir spontanément pris naissance dans les pays andins et plus particulièrement près du littoral du Pérou actuel.

Peuplant depuis très longtemps la Cordillère des Andes, des traces semblent attester que, depuis plus de 8 000 ans, la pomme de terre aurait été développée par les indiens des Andes grâce à des techniques agricoles variées et les moyens de la conserver.

800 à 900 ans avant J.C : Les Incas la cultivaient 800 à 900 ans avant J.C. Ensuite, 200 ans avant notre ère, des pommes de terre apparaissent sur des poteries découvertes près des côtes du Pérou.

C'est dans la région du lac Titicaca, dans des terrasses irriguées et fertilisées avec le guano, (déjections d'oiseaux marins) que la pomme de terre fût cultivée à l'origine. De cette région (Pérou, Bolivie), la culture de la pomme de terre s'élargit au Nord du Chili, au Nord Ouest de l'Argentine et au Sud de l'Equateur, délimitant approximativement le futur empire Inca. Elle prit alors progressivement le nom quetchua de « papa ». Elle porte d'ailleurs toujours ce nom en Amérique Latine.

1570 : La pomme de terre traverse l'Atlantique vers 1570, avec les conquistadores espagnols de retour des Amériques. Elle est introduite d’abord en Espagne sous le nom de « patata ».

De l'Espagne, le roi Philippe II envoie des tubercules à Rome au pape Pie IV, sans doute par analogie au mot américain « papa ». Les Italiens la prénomme « taratouffli » (petite truffe). Le pape en envoie au gouverneur de Mons en Belgique, qui en donne lui même à un professeur de l'université de Leyde qui séjourne alors en Autriche. De là, la pomme de terre se propage en Allemagne et en Suisse puis dans l'Est de la France.

C'est à Saint-alban d'Ay, en Ardèche, que la plante produisant les tubercules de pommes de terre, aujourd'hui encore appelés « Truffoles » (du patois « Las Trifòlas ») aurait été cultivée pour la première fois en France.

1581 : Pendant longtemps, les pommes de terre ne seront mangées que bouillies ou rôties. La première recette connue est allemande et date pourtant de 1581. C'est à peu près celle des rœstis actuelles et plusieurs modes de préparation plus savoureux sont cités à Liège au cours du 17ème siècle.

1600 : Officiellement c'est Olivier de Serres qui, en 1600, les cultive pour la première fois en Vivarais.

Outre cette première voie de propagation par l'Espagne (en Andalousie elle s'appelle encore papa) une seconde voie, s’est ouverte quelques années plus tard, via le Mexique, la Virginie d'où elle atteindra le Canada et, au milieu du 16e siècle, la Grande-Bretagne, l'Irlande et les pays nordiques.

A partir de 1618 : Si elle s'implante assez rapidement dans la plupart des pays d'Europe, grâce, si l'on peut dire à la guerre de Trente Ans qui les ravage à partir de 1618, elle est longtemps boudée en France, et réservée à l'alimentation des animaux.

En effet, le nouveau tubercule a rencontré maintes résistances et fait l'objet de superstitions de toutes sortes. D'abord, la pomme de terre ressemblait à la belladone qui était une mauvaise herbe violemment toxique. De plus, la croyance populaire véhiculait que consommer ce légume rendait la peau ridée, sale et grumeleuse. Par ailleurs, une femme qui mangeait des pommes de terre au cours de sa grossesse risquait fort d'accoucher d'un bébé avec une grosse tête... Par contre, porter un morceau de «patate» dans sa poche de veste protégeait contre le rhumatisme et l'eczéma...

1744 : Frédéric II le Grand de Prusse, imposa une loi vers 1744. Après maints essais, il fit adopter une législation qui stipule qu'il faut cultiver les pommes de terre et les manger sous peine de se faire couper les oreilles. Très efficace!!!

1785 : En France, ce n'est qu'au 18ème siècle, grâce à la ténacité et l'ingéniosité d'Antoine- Augustin Parmentier, pharmacien aux armées, que ses qualités sont enfin reconnues. Parmentier avait pu apprécier les vertus nutritives de la pomme de terre pendant qu'il était en captivité en Prusse. Il les recommande donc pour résoudre le problème des famines endémiques qui ravageaient encore la France à cette époque. Il va plus loin encore, en plantant 54 arpents (environ 2 hectares) dans la plaine des Sablons (aujourd'hui Neuilly) de champs de pommes de terre et en obtenant du roi qu'ils soient gardés le jour seulement par des soldats. La nuit, attirés, les habitants dérobent les précieux tubercules et en assurent ainsi la publicité.

Le couronnement de l'action promotionnelle de Parmentier est le dîner qu'il offre au roi et à la reine en 1785 et au cours duquel ne sont servis que des plats comportant des pommes de terre.

1789 : Ce sont les instituteurs et les prêtres qui donnèrent l'exemple en la cultivant dans leurs jardins. Avec la famine de 1789, la culture de la pomme de terre se généralisa pour devenir un produit de base de notre alimentation.

Son implantation ne fait ensuite que progresser en France et en Europe, puis dans le monde entier.

1850 : Son importance est devenue telle qu'en Irlande, vers 1850, une attaque de mildiou, et l'attitude des Anglais, provoquent la mort d'un million de personnes et l'émigration en Amérique d'un million d'autres.

Au 19ème siècle : d'un légume de jardin, la pomme de terre devient une grande culture. Sa production passe de 1,5 million de tonnes en 1803 à 11,8 millions en 1865. Elle augmente progressivement jusqu'à atteindre plus de 16 millions de tonnes à la fin des années 30.

1865 : Le « Grand dictionnaire de cuisine » d'Alexandre Dumas donne 15 recettes de pommes de terre. Dès le 19ème siècle, la pomme de terre est sur toutes les tables, des plus populaires aux plus bourgeoises, et dans les meilleurs restaurants. Elles ne les quitteront plus, renouvelant sans cesse leur présentation et leur préparation.

Après la guerre 2nde guerre mondiale : La production connaîtra son maximum en 1960, avec, environ 14 millions de tonnes récoltées sur 840 000 hectares, avant de décliner régulièrement, à 7 millions de tonnes pour 320 000 hectares en 1970, 5,5 millions de tonnes et 190 000 hectares en 1980 et, malgré le développement des produits industriels, 4,5 millions de tonnes en moyenne aujourd'hui, cultivées sur un peu plus de 110 000 hectares.

2 La pomme de terre dans nos assiettes

La pomme de terre : Qui la produit? Qui la mange?

Par Un Administrateur Publié le 19/05/2010 Mis à jour le 25/01/2018

310 millions de tonnes de pommes de terre sont produites sur notre planète.

Cultivée dans plus de 150 pays, elle occupe le quatrième rang mondial des nourritures cultivées après le riz, le blé et le maïs.

D'après la FAO, la consommation annuelle par habitant est de 80,3 kg dans les anciens pays de l'Est, 79,3 kg en Europe occidentale, 58,4 kg aux Etats-Unis, 20,6 kg en Amérique latine, 11,7 kg en Asie et 8 kg en Afrique. Environ 40 % de la production totale est cultivée en Russie, 22 % dans l’Union Européenne, 20 % en Chine , 6 % en Asie et seulement 0,6 % en Amérique du sud, 0,6 % en Amérique du Nord, 0,4 % en Afrique, 0,2 % en Océanie.

Selon le CNIPT (Comité National Interprofessionnel de la Pomme de Terre), le premier producteur européen de pommes de terre de conservation est l'Allemagne :

Allemagne 7,4 MT

France 5,1 MT

Grande-Bretagne 4,5 MT

Belgique 4,01 MT

Pays-Bas 3,3 MT

Espagne 2,2 MT

Italie 1,3 MT

En France, toujours selon le CNIPT, la première région productrice française est le Nord-Pas-de-Calais.

En 1960, chaque Français mangeait environ 100 Kg de pommes de terre par an. La consommation a ensuite beaucoup diminué, suite à la progression des niveaux de vie et l'apparition de nouveaux produits alimentaires. Aujourd'hui, avec l'amélioration de la qualité et de la diversité, la consommation de pommes de terre progresse, si nous tenons compte des produits transformés dérivés de la pomme de terre (frites, chips, purée...). La consommation de pommes de terre fraîches et transformés est d'environ 50-55 kg par habitant.

3 Les différentes variétés de pomme de terre

La pomme de terre: profusion de variétés...Détail...

Par Un Administrateur Publié le 19/05/2010 Mis à jour le 25/01/2018

Le nombre de variétés de pommes de terre est considérable, il en existe au moins 3 000, la plupart n'étant cependant pas utilisées pour l'alimentation.

Plus de 100 variétés sont produites en France, chaque année, sur différents terroirs.

Le mode de culture permet de distinguer deux catégories :

Les pommes de terre précoces, ou primeurs, cultivées en France dans les régions à hiver doux, notamment les côtes de Bretagne et d'Aquitaine ou le littoral méditerranéen. Plantées en hiver, elles sont récoltées trois mois plus tard, souvent avant d'avoir atteint leur maturité (pommes de terres dites "nouvelles", dont la peau n'est pas encore entièrement formée).

Les pommes de terre de conservation, ou tardives, plantées en avril-mai, récoltées quatre à cinq mois plus tard, produites un peu partout en France, notamment dans le Nord.

Une autre distinction peut se faire en fonction de la consistance de la chair : pommes de terre à chair ferme, à grain fin, de forme généralement longue, qui tiennent bien à la cuisson et sont appréciées pour leurs qualités gustatives (exemple : charlotte, ratte, amandine) ; pommes de terre à grain moins fin, plus riches en fécule, dont la variété la plus connue est la bintje. Ces pommes de terre sont utilisées pour la confection de purées ou de frites, et pour la fabrication des produits transformés (chips, croquettes, frites surgelées, etc.)

On n'oubliera pas qu'une bonne partie de la production est destinée à la féculerie. On utilise bien sûr les variétés les plus riches en fécule, en principe des pommes de terre tardives, la plus connue étant Kaptah Vandel, d'origine danoise.

Quant aux variétés alimentaires, les plus célèbres sont les suivantes:

Agata

Variété récente créée aux Pays-Bas.

Assez semblable à la bintje, elle est un peu plus précoce.

Elle est particulièrement vendue dans les grandes surfaces.

Amandine

Elle est née après 15 ans de recherches d'un croisement entre Mariana et Charlotte.

Inscrite au catalogue des variétés en 1994, elle plait à l'oeil comme au palais.

C'est dans l'île de Ré (aujourd’hui en A.O.C.) qu'ont été cultivées les premières Amandine.

Ambo

Variété « nouvelle ».

Peau fine à yeux rouges, chair légèrement farineuse.

Convient à bouillir ou à rôtir.

Balmoral

Variété « tardive ».

Chair farineuse.

Belle de Fontenay

L'une des plus anciennes variétés françaises, elle est apparue à Fontenay-sous-Bois et a été inscrite au catalogue des variétés en 1935.

Elle porte aussi le nom de Hénault et de Boulangère.

Pomme de terre précoce d'une très grande qualité culinaire.Elle apprécie particulièrement les terres sablonneuses du Loiret, où elle a droit au label rouge.

On l'utilise pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.

BF 15

Obtenue en 1947 par l'INRA par croisement entre la Belle de Fontenay et la Flava, c'est aujourd'hui une variété encore cultivée.

Appréciée pour sa chair ferme et sa forte productivité.

On l'utilise en gratins, pommes vapeurs et pommes rissolées.

Bintje

La plus cultivée de toutes les pommes de terre françaises, produite surtout dans le Nord, elle est née aux Pays-Bas en 1905.

Sa chair est farineuse.

Convient pour bouillir, rôtir, frire, pour la salade, la soupe, le gratin et la purée.

Bleue d'Auvergne

Variété tardive du Massif Central attestée depuis très longtemps.

Bonnotte

Elle a été régénérée par l'I.N.R.A. en 1994. Elle est plantée le 2 février sur un lit de goémons dans l'île de Noirmoutier pour être récoltée 90 jours plus tard.

Sa rareté dans les années 95 et 96 en avait fait un produit de luxe qui avait atteint le prix incroyable de 3000 F lors d'une vente aux enchères.

Charlotte

Variété qui est née en Bretagne en 1981 d'un croisement de Danaé et de Hansa, de forme très oblongue.

Peau fine, chair ferme.

Très productive et d'une excellente tenue à la cuisson. C'est la variété à chair ferme la plus cultivée en France

Convient à sauter mais pas à rôtir. On l'utilise également pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.

Chérie

Peau rouge avec chair ferme et jaune.

Issue d'un croisement avec la Roseval.

Excellente tenue à la cuisson.

Coliban

Peau lisse et claire, chair blanche et farineuse.

Convient pour cuire au four, à la vapeur ou la purée.

Cwène di gâte

Proche de la ratte du Touquet, elle est cultivée dans le Luxembourg belge, autour de Florenville.

Son rendement est faible, ce qui en fait son coût. Son nom en wallon se traduit par cornes de chèvres.

Elle est considérée par certains comme une des meilleures variétés au monde à consommer cuites à l'eau ou à la vapeur.

Delaware

Peau crème et à la chair blanche.

Convient pour rôtir, cuire au four, frire, pour les gratins mais pas pour la purée

Désirée

Peau lisse et rose, chair jaune.

Convient pour bouillir, rôtir, cuire au four, la purée et les salades, mais pas pour les fritures.

Estima

Elle est née en 1981 d'un croisement d'hybrides non commercialisés.

A chair non farineuse, on l'utilise pour les potages, pommes au four, frites, ragoûts et purées.

Franceline

Variété « nouvelle ».

Convient pour bouillir.

Francine

Elle a été inscrite au catalogue des variétés en 1993.

On l'utilise pour les salades, pommes vapeur et gratins.

Fin de siècle

Très appréciée dans le Trégor, en Bretagne, où elle est considérée comme la crème de la crème des patates.

Elle y est la plupart du temps cultivée et vendue "au noir" car sa production n'est plus considérée comme suffisamment rentable.

Institut de Beauvais

Elle a été obtenue à l'Institut d'Agriculture de Beauvais en 1884.

Elle a un tubercule en forme de coeur, pomme de terre jaune saumonée teinté de rose autour des yeux et à chair presque blanche.

Jersey royal

Très ancienne variété cultivée dans l'île de Jesey à rapprocher de Royale kydney.

Peau fine, chair jaune foncé et parfumée.

Convient pour bouillir.

King Edward

Peau crème tachetée de rose, chair blanche.

Convient pour frire, rôtir, bouillir ou pour la purée.

Kipfler

Peau dorée, chair jaune non farineuse.

Convient pour bouillir, sauter, cuire au four ou la salade.

Manon

Elle est née en 1987 d'un croisement entre Ukama et un hybride.

On l'utilise pour les potages, pommes au four, frites, ragoûts et purées.

Marfona

Peau fine, chair non farineuse.

Convient pour les salades.

Maris Bard

Variété « nouvelle ».

Convient pour bouillir ou sauter.

Monalisa

Variété créée aux Pays-Bas. Sa culture est aujourd'hui très répandue en France.

Assez semblable à la bintje, mais avec une meilleure tenue à la cuisson.

Nadine

Variété précoce.

Peau fine et chair ferme et non farineuse.

Convient pour la salade.

Nicola

Peau crème, chair jaune et non farineuse.

Convient pour bouillir ou la salade.

Patrone

Peau crème, chair jaune et non farineuse.

Convient pour bouillir, sauter, cuire au four, les salades mais pas pour la purée.

Pentland javelin

Chair ferme et non farineuse.

Convient pour les salades.

Picasso

Peau fine, nombreux yeux rouges.

Convient pour bouillir ou rôtir.

Pink eye

Peau crème, yeux foncés, chair jaune et non farineuse.

Convient pour bouillir, frire, pour la salade, mais pas pour la purée.

Pink fir apple

Peau rose crème, chair non farineuse.

Convient pour bouillir et cuire au four. Excellente en salade.

Pompadour

Elle est née en 1992 d'un croisement entre Roseval et BF 15 à la station de Breteville.

On l'utilise pour les salades, pommes vapeur et pommes rissolées.

Pontiac

Peau rouge, chair blanche et non farineuse.

Très polyvalente, convient pour toutes les méthodes de cuisson, et pour la salade.

Purple congo

Peau violet foncé, chair violette et farineuse.

Convient pour frire ou bouillir.

Ratte

Elle est née en 1870 et inscrite au catalogue en 1935. Initialement appelée Quenelle de Lyon, Corne de Bouc ou Corne de mouton, elle avait presque entièrement disparu avant d'être remise à la mode par des grands cuisiniers.

Variété « précoce » à la forme longue et noueuse (elle doit son nom à sa forme, semblable à celle d'une souris).

Chair ferme au délicieux goût de noisette.

Convient pour la salade ou pour bouillir. La plus prestigieuse est celle du Touquet.

Seul inconvénient : elle est sensible aux maladies et peu productive, d'où son prix élevé.

Romano

Peau rouge, chair ferme non farineuse.

Convient pour rôtir ou frire.

Roseval

Elle est née en 1950 en Bretagne d'un croisement entre Rosa et Vale.

Peau rouge, chair jaune parfois striée de rose.

L'une des plus raffinées, très douce au goût, elle est en plus d'un excellent rendement, à peu près identique à celui de la Bintje.

On l'utilise pour les salades, pommes vapeur, gratins et soufflés. Convient à rôtir.

Russet burbank ou Idaho

Peau brune, chair jaune.

Convient pour frire ou rôtir.

Salad blue

Chair teintée de bleu.

Convient pour les salades.

Samba

Elle est née en 1989 d'un croisement entre Roseval et Baraka.

On l'utilise pour les potages, pommes au four, en robe des champs et en purées.

Sebago

Peau crème, chair blanche.

Convient pour bouillir, cuire au four, frire et pour la purée.

Spunta

Peau brune, chair jaune, mais qui tient mal.

Convient pour rôtir, frire, cuire au four, la purée et les gratins.

Truffe de Chine ou négresse

Peau noire, chair violette et blanche, farineuse et parfumée.

Doit être bouillie avec sa peau. Convient pour les salades.

Vitelotte

Peau et chair violettes.

Sucrée avec un goût de châtaigne.

Principalement cultivée en Picardie mais également à Villard-Reculas (Isère) qui cultive encore de nos jours cette variété ancienne et oubliée.

Peut être accommodée en purée ou frites.

Vitelotte noire

Elle est attestée avant 1815.

Variété tardive estimée pour sa chair ferme d'un violet presque noir.

Idéale en ragoût, gratin et salade panachée.

4 Les atouts santé de la pomme de terre

Malgré son IG élevé, la pomme de terre cache quelques vertus !

Par test test Publié le 21/05/2008 Mis à jour le 25/01/2018

Plein feux sur l’amidon résistant

Contrairement à l’idée répandue selon laquelle la pomme de terre est un « glucide complexe » cette dernière à un index glycémique (IG) élevé c’est pourquoi LaNutrition.fr recommande de consommer des pommes de terre de manière occasionnelle et non pas aussi régulièrement que le conseillent les autorités de santé. L’IG des frites, des chips, des pommes de terre cuites au four ou bouillies est élevé. Seule la pomme de terre en robe des champs a un IG modéré.

Cependant un composé de la pomme de terre pourrait s’avérer intéressant : l’amidon résistant, une fraction de l’amidon des pommes de terre avec une structure particulière. Il peut se retrouver naturellement dans la pomme de terre ou encore résulter d’une exposition à la chaleur (cuisson) ou au froid. Ce changement de structure est essentiellement dû à l'amidon qui a perdu sa texture cristalline pendant la cuisson, mais qui en trouve une nouvelle au cours de la conservation. L'amidon impliqué dans ces structures cristallines n'est que faiblement digéré par les enzymes intestinaux et n’est pas absorbé par l'intestin grêle ; il parvient dans le côlon où il est fermenté, comme le sont la plupart des fibres alimentaires. Cette fraction est « l’amidon résistant ».

La pomme de terre crue contient davantage d’amidon résistant que celle ayant subi une transformation et cette quantité varie selon les différents procédés utilisés[1]. Par exemple, la friture ainsi que l’entreposage au réfrigérateur peuvent influencer la formation d’amidon résistant de la pomme de terre [2]. Les pommes de terre bouillies contiennent environ 2 % d’amidon résistant, les pommes de terre frites 5 % et la salade de pommes de terre 6 %.

Lire aussi : L'amidon résistant et la pomme de terre

Parce que l'amidon résistant est presque deux fois moins énergétique que l'amidon digestible ; il est bon pour les adultes qui surveillent leur ligne. Des chercheurs de l’Inra de Nantes ont découvert que les aliments contenant de l'amidon résistant sont moins hyperglycémiants et hyperinsulinémiants que d'autres aliments amylacés plus digestibles (comme le pain) ; ils sont donc probablement bons pour les diabétiques. Ils pourraient, en raison de leur faible pouvoir hyperinsulinémiant, être bénéfiques dans la prévention du diabète de type II, de l'obésité ou des maladies cardiovasculaires.

L’amidon résistant aurait des effets bénéfiques sur les lipides sanguins. Le remplacement d’une partie de l’amidon de l’alimentation de rats par de l’amidon résistant de pomme de terre crue a engendré une augmentation de la fermentation intestinale, une amélioration de l’absorption de certains minéraux et une diminution du cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol). Une diminution du cholestérol et des triglycérides sanguins a aussi été observée dans d’autres études[3] menées chez des animaux auxquels on avait administré de l’amidon résistant provenant en partie de la pomme de terre [4]. Des études cliniques permettront d’évaluer si l’effet est le même chez l’humain (qui ne mange pas de pomme de terre crue !).

D'autres éléments permettent de penser que ces amidons pourraient servir à la prévention de certaines maladies, telles que le cancer ou certaines maladies inflammatoires du côlon [5]. Ceci est lié à l'un des acides gras à chaîne courte produit au cours de la fermentation colique, l'acide butyrique, qui est reconnu comme essentiel à la santé du côlon. Des études plus poussées restent cependant à être effectuées pour pouvoir conclure en un effet protecteur de l’amidon résistant sur la formation de tumeurs du côlon.

Lire aussi : Les pommes de terre accusées de favoriser l'hypertension

Un peu de fibres et des antioxydants (surtout pour les variétés colorées)

Avec 1 à 2 g de fibres solubles pour 100 g, la pomme de terre est plutôt une bonne source de fibres. Ces dernières freinent l’absorption des graisses et réduisent les taux de graisses dans le sang.

Les composés contribuant à l’activité antioxydante de la pomme de terre sont principalement des acides phénoliques (acide chlorogénique) et des flavonoïdes (catéchines) [6], ainsi que la vitamine C [7]. Les variétés de pommes de terre à la chair bleue ou violacée possèdent logiquement un contenu en flavonoïdes plus élevé que les pommes de terre « traditionnelles »[8].

Cependant, la pomme de terre reste un aliment à IG élevé comme vu précédemment, c’est pour cela qu’il est préférable de limiter sa consommation !

De plus, il faut faire attention à la manière dont on la prépare : il est préférable de limiter la friture et de manger des pommes de terre cuites à l'eau avec la peau puis refroidies avant consommation (en salade par exemple).

Références :

[1] Garcia-Alonso A, Goni I. Effect of processing on potato starch: in vitro availability and glycaemic index. Nahrung 2000 February;44(1):19-22.

[2] Liljeberg EH. Resistant starch content in a selection of starchy foods on the Swedish market. Eur J Clin Nutr 2002 June;56(6):500-5.

[3] Levrat MA, Moundras C, et al. Effectiveness of resistant starch, compared to guar gum, in depressing plasma cholesterol and enhancing fecal steroid excretion. Lipids 1996 October;31(10):1069-75.

[4] Younes H, Levrat MA, et al. Resistant starch is more effective than cholestyramine as a lipid-lowering agent in the rat. Lipids 1995 September;30(9):847-53.

[5] Englyst KN, Englyst HN. Carbohydrate bioavailability. Br J Nutr 2005 July;94(1):1-11.

[6] Verde Mendez CM, Rodriguez Delgado MA, et al. Content of free phenolic compounds in cultivars of potatoes harvested in Tenerife (Canary Islands). J Agric Food Chem 2004 March 10;52(5):1323-7.

[7] Chu YF, Sun J, Wu X, Liu RH. Antioxidant and antiproliferative activities of common vegetables. J Agric Food Chem 2002 November 6;50(23):6910-6.

[8] Han KH, Sekikawa M, et al. Anthocyanin-rich purple potato flake extract has antioxidant capacity and improves antioxidant potential in rats. Br J Nutr 2006 December;96(6):1125-33.

[9] Mensinga TT, Sips AJ, et al. Potato glycoalkaloids and adverse effects in humans: an ascending dose study. Regul Toxicol Pharmacol 2005 February;41(1):66-72.

[10] Korpan YI, Nazarenko EA, Skryshevskaya IV, Martelet C, Jaffrezic-Renault N, El'skaya AV. Potato glycoalkaloids: true safety or false sense of security?Trends Biotechnol 2004 March;22(3):147-51.

0 commentaire(s)
Aucun commentaire pour le moment.
Consultez également
Le lait maternel

Le lait maternel

Le lait maternel est spécialement adapté pour répondre aux besoins du bébé dès sa naissance. Il...

Laurent FEGE
2 juillet 2020
Eau du robinet "il faut être fou pour boire ça !!"

Eau du robinet "il faut être fou pour boire ça !!"

De nombreuses personnes se disent soucieux des polluants présents dans l’eau, et des risques...

Laurent FEGE
19 juin 2020
Les atouts santé de la banane

Les atouts santé de la banane

La banane est un fruit à la fois très nutritif et plein de vertus, souvent insoupçonnées,...

Laurent FEGE
6 juin 2020
Soigner la terre, guerir l'être humain

Soigner la terre, guerir l'être humain

Claude Bourguignon (Ingénieur agronome et spécialiste en microbiologie du sol) et Lydia...

Laurent FEGE
17 mai 2020
Les lectines : Attention danger

Les lectines : Attention danger

Vous avez déjà ressenti des malaises après un repas comme des maux de ventre, un sentiment de...

Laurent FEGE
11 mai 2020
Message des Naturopathes de l'OMNES face au COVID.

Message des Naturopathes de l'OMNES face au COVID.

Pendant la période de confinement, les Naturopathes de l'OMNES ont délivré un message important...

Laurent FEGE
10 mai 2020
Fermer En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et notre Politique de Confidentialité. En savoir plus