Journée mondiale sans téléphone mobile 6,7,8 Février

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Publié le 06/02/24 à 18:59 dans Actualités

6-7-8 février 2024 - Journées mondiales sans téléphone mobile

 

Savez-vous quel est votre lien avec votre téléphone ?

Tel est le but des journées mondiales sans Smartphone : s’offrir 3 jours de déconnexion pour réfléchir sur l’usage, observer le lien et l’état de dépendance avec votre Smartphone. La première journée mondiale sans téléphone fut à l’initiative de l’écrivain français Phil Marso le 6 Février 2001, date de la Saint Gaston, en référence à la chanson de Nino Ferrer au célèbre couplet « Gaston, y’a le téléfon qui son… » (1).

Depuis 2001, l’outil et ses usages ont bien évolués. Le simple téléphone est devenu un véritable couteau suisse numérique : ordinateur, téléphone, réveil, agenda, lampe torche, lecteur musiques et vidéos, internet, réseaux sociaux, boutiques en ligne, photos, caméra, calculatrice, enregistreur vocal, GPS, jeux vidéo, radio etc ... A portée de main en toutes situations, il a su se rendre indispensable et indissociable de son usager en un temps record.

Depuis 2007, date de la mise sur le marché du 1er IPhone par le géant du numérique Apple, il a rejoint tous les foyers, et a infiltré les systèmes neuronaux du plus grand nombre. Un nouveau terme a vu le jour : la nomophobie ou NO MObile PHOne phoBIA. Ce terme décrit l’état psychologique d’une personne qui a peur d’être privée de l’outil Smartphone et de sa connectivité (internet, réseaux…) (2). On parle aussi de mobidépendance. Le terme nomophobia est issu des définitions tirées du DSM-IV et V (3) et est apparenté à une phobie.

 

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                                                                                Crédit photo : Gerd Altmann, Pixabay

Cependant, de plus en plus, on parle d’une addiction sans substance. Cette addiction a de multiples facettes. De l’usage d’internet aux jeux vidéo, en passant par les réseaux sociaux, difficile d’échapper aux tentations… l’utilisateur est sollicité par les nombreuses notifications et sonneries et peine, à tout âge, à résister aux puissants algorithmes qui sont étudiés pour nourrir le système de récompense dopaminergique, rendant ainsi tout usager dépendant à ses dépens.

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire un messager chimique utilisé dans les circuits cérébraux. Associée au plaisir, elle survient lors de la satisfaction d’un désir, d’une réponse à un besoin ou dans le cadre d’activités satisfaisantes, créatives etc… c’est le circuit de la récompense (4). Dans le cadre d’une consommation ou de pratiques répétitives, ce même système entre dans la sphère de la dépendance. La répétition d’un comportement motivé par le plaisir induit par ailleurs l’altération d’autres systèmes neuronaux, qui régulent émotions ou bien-être. L’usage sort alors du cadre du plaisir pour entrer dans le domaine de l’évitement d’un sentiment négatif ou désagréable.

Déconnecter régulièrement peut permettre d’impulser une déshabituation. Les usages du quotidien rendent eux aussi le consommateur totalement indissociable de son téléphone car il s’est souvent séparé des objets usuels tel qu’un agenda papier, une montre, un réveil, un appareil photo. 

 

Avez-vous déjà fait l’expérience d’une déconnexion pour évaluer votre niveau de dépendance ?

3 jours sont nécessaires à minima pour percevoir avec lucidité la relation à votre outil. 5 à 10 jours apportent de réels bienfaits sur une dépendance légère, commune à tous. Toutefois pour bien vivre cette expérience ou ce « jeûne digital », il s’agit de se préparer pour limiter les stress qui pourraient nuire à son bon déroulement :

  • Faire le point sur vos obligations et prévenir votre entourage de la déconnexion. Il est possible de personnaliser votre annonce de répondeur avec éventuellement un numéro en cas d’urgence.
  • Se munir d’une montre, d’un réveil ou tout autre outil « low tech (5) » nécessaire à votre quotidien.
  • Eteindre le téléphone et le ranger dans un endroit hors de la vue (placard, tiroir…)
  • Tenir un petit carnet d’observation (pensées, émotions, compulsions, sensations corporelles…)
  • Prévoir un livre ou un roman pour les temps d’attentes, d’ennui et/ou des activités créatives ou ludiques pour les soirées par exemple (carnet de dessin, puzzle, jeux de sociétés). Si possible, préférer des activités sans écran.
  • Se reconnecter à la nature et au Vivant : marcher, contempler, observer, respirer, sentir, ressentir

Cette expérience de déconnexion peut devenir amusante

Vous pouvez la vivre seul, mais aussi entre amis ou en famille pour lui apporter une dimension conviviale. Réapprendre à fonctionner avec la « low tech » peut prendre des airs de défis…se rendre à un endroit avec une carte papier, ignorer la météo, vivre l’imprévu, l’inconnu…la déconnexion a parfois la saveur de l’aventure mais c’est aussi une incroyable opportunité de se laisser porter avec confiance par la vie. Elle vous apporte également un moment loin du stress et des sollicitations générées par les technologies et par les nouveaux comportements qui leurs sont associés. Ce temps vous donne l’occasion toute particulière de redéfinir les contours de votre vie privée, pour vous offrir une délimitation entre vie personnelle et vie professionnelle, des temps de silences et de repos, des moments privilégiés avec vos proches…pour revenir à VOTRE essentiel. La déconnexion n’empêche aucunement d’être en relation à l’autre. C’est une invitation à entrer en lien autrement…

 

Article par Gaëlle FayeNaturopathe Educatrice de santé OMNES à St Nazaire-le-désert, accompagnante spécialisée en hygiène numérique. 

Contact : gaellefaye-hygienenumerique@mailo.com 

06 61 20 46 40

 

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La Naturopathie repose sur l’art de rester en  bonne santé, d’être acteur de sa santé et prendre soin de soi par des  moyens naturels. Elle englobe l’individu sur toutes les dimensions de  l’être :  physique, énergétique, émotionnel, mental, spirituel, socioculturel et planétaire (écologie).

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Références

1 Journee-mondiale.com

2 Pubmed-Nomophobia NO MObile PHOne phoBIA-Bhattacharya, Abu Bashar, Srivastava, Singh-2019

3 Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM (Diagnostic and Statistical Manuel of Mental disorders) publié par l’American Psychiatric Association en 1994. Sa dernière révision date de Mars 2022.

4 INSERM - Pour le plaisir : c’est quoi la dopamine-2023

5 Désigne une catégorie d’objets, de produits durables qui nourrissent une résilience collective


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